LOC EN RE - Locations de charmes dans l'Ile de Ré

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Un peu d'histoire

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10 mars 2008

L'abbaye des Châteliers

"Au nom de la Sainte et Indivisible Trinité et du Père... Moi Eble de Mauléon, je veux qu'il soit connu tant des "futurs" que des "présents" que lors que vinrent à moi les abbés Isaac de l'Etoile et Jean de Trizay... je les ai reçus comme des envoyés de Dieu, je leur ai donc donné, dans l'Ile de Ré, et à leurs successeurs, à perpétuité, pour construire une abbaye, le lieu-dit "Breuil du châtelier Eble de Mauléon".

L'histoire de l'abbaye des châteliers commence en 1152 quand le Concile de Beaugency annule le mariage entre Louis VII et Aliénor d'Aquitaine. Quelques mois après cette annulation, Aliénor d'Aquitaine épouse Henri, qui devient, en 1154, roi d'Angleterre sous le nom d'Henri II. A cette occasion Ré devient Anglaise.


Dans le même temps, le mouvement cistercien crée par Robert de Molesme se développe très rapidement. En 1119, l'ordre cistercien compte 12 abbayes et 393 en 1153 à la mort de Bernard de Clairvaux (Un des pères fondateurs de l'ordre).

C'est dans ce contexte qu'Elbe de Mauléon demande la construction d'une abbaye cistercienne sur Ré. Isaac, abbé de l'abbaye de l'Etoile (près de Poitiers), dirige les travaux et participe à l'intronisation du premier abbé de l'Ile. L'abbaye Notre-Dame-de-Ré est aussi nommée "Abbaye des châteliers".

A sa création, le monastère est doté, par Elbe de Mauléon, de propriétés, qui seront agrandies par ses descendants et par des achats. Ses propriétés utilisées pour la culture de la vigne et la production de vins. Ce dernier sera vendu en Angleterre...

10 août 2007

Sur les pas de Vauban

 Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), ingénieur, a conçu ou amélioré des centaines de place forte, notamment sur l'Ile de Ré.

Il commence en 1674 à Rivedoux-Plage en construisant une place forte appelée Redoute. Un fortin carré de 45 mètres de côté flanqué de deux ailes (contre garde) de part et d'autre, entouré d'un fossé sec et protégé par un chemin couvert et un glacis à l'est. L'entrée se faisait par un pont dormant, un pont-levis et une poterne à travers la fortification à l'ouest. A l'intérieur deux corps de garde avec un étage, l'un contre le mur Nord, l'autre au Sud, une poudrière est logée sous la muraille nord.

Vauban en aurait dit :

Cet édifice est le poste, non seulement le plus exposé de l'Ile, mais de tout le royaume. D'autant plus que le jour où l'ennemi aura mis pied à terre, on peut compter l'Ile à demi perdue. Ce poste mérite d'être considéré comme le plus important de l'Ile après Saint-Martin de Ré.

A l'abandon depuis la fin de la guerre, le fossé côté entrée (Ouest) est comblé.

En 2005, la municipalité de Rivedoux-Plage a acquis la Redoute et les terrains avoisinants. La volonté des élus et l'aide de nombreux bénévoles ont permis de commencer à réhabiliter le site, de l'ouvrir à la visite et d'y organiser quelques expositions.

Visitez ce site pendant votre séjour !!!!

En savoir plus

15 janvier 2007

Le Tortillard, petit train de l'Ile de Ré


Voilà, ça commence comme ça […Un train si petit mais aussi joli, on dirait le grand Henri IV précédé de panache blanc…], je ne sais plus, j’étais tout petit à l’époque., raconte mon grand-père.

En 1877, l’idée de doter l’Ile de Ré d’un chemin de fer est évoquée. Le transfert du sel, diverses marchandises et aussi de passagers ont été les raisons qui ont décidé la mise en place du train.

Le 9 juillet 1898, après 10 ans de mise en place du projet, les rétais peuvent enfin emprunter le chemin de fer, qui sera surnommé « Le Tortillard ». Le premier lancement est un franc succès, il faudra même rajouter quatre wagons dans les mois qui suivent pour assurer le bon fonctionnement du réseau. Néanmoins, la mise en place n’a pas suscité que des avantages. En effet, pas moins de 3000 expropriations ont été nécessaire pour l’établissement de la voie. Le convoi de passagers étant la principale activité du train, la ligne ne sera ouverte aux marchandises que plus tard. En cette année 1898, la voie ferrée s’étend sur plus de 36 Kms, passant par toutes les agglomérations et 3 voies secondaires reliant les grands villages de l’Ile. En 1899, une ligne secondaire de 1400 m est construite afin de relier le Phare des Baleines à la ligne principale.

Le Tortillard alourdi de passagers et gavé de charbon ne bat pas des records de vitesse et le trajet dure en moyenne de 2h30 à 3h00 pour relier les extrémités de l’Ile en comptant un arrêt à St Martin pour nettoyer et alimenter la chaudière. Ce rythme réduit, fait du Tortillard un endroit où les histoires vont "bon train", un lieu de rencontres et d’échanges.

C’est de la bonne humeur des rétais que le train tire sa magie et son humanité, les discussions sont enjouées et les anecdotes nombreuses. Mr AUJARD raconte : Il y avait je ne sais combien de wagons sur le train, mais à St Martin pour monter sur le Champs de Mars, ça monte un petit peu aussi, pas beaucoup, mais ça monte, il a recommencé 4 ou 5 fois avant de partir, c’est tout juste si on est pas descendu le pousser. C’était folklorique !.

Les années passant, le Tortillard deviendra de moins en moins utile et sera délaissé petit à petit au profit de moyens de transport plus pratiques et surtout plus rapides. En 1934, les derniers services de voyageurs sont définitivement remplacés, seul le sel est encore occasionnellement acheminé par le train.

Aujourd’hui, on ne trouve plus aucun vestige du tortillard, ni du chemin de fer, là où jadis serpentaient les rails, on a créé des pistes cyclables et des routes comme pour oublier le temps où l’on vivait doucement au rythme du bruit mécanique du petit de l’Ile de Ré.